La journée du 7 avril est dédiée à la santé dans tous les pays. C’est une occasion où les attentions se focalisent sur la santé d’un point de vue général et non sur une maladie. Cette année, l’Organisation mondiale de la santé a lancé à cet effet la campagne “une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir”.
La santé s’entend comme un état de complet bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladies ou d’infirmités. En lançant la campagne “une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir” dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la santé, l’OMS appelle les pays à œuvrer pour une bonne santé maternelle et néonatale.
Mettre fin aux décès maternels et néonataux
Une bonne santé à la naissance suppose une bonne santé maternelle et un bon suivi de la grossesse. Malheureusement dans le monde, selon l’OMS, 300.000 femmes décèdent suite à des complications de grossesse ou d’accouchement. Pour garantir un bon départ pour les nouveaux nés, il faut donc que les pays redoublent d’efforts pour mettre fin aux décès maternels et néonataux.
Le Bénin a fait des progrès notables sur différents aspects de la santé maternelle. Ils concernent par exemple, la garantie du droit à l’avortement, la mise en place de l’Autorité de régulation du secteur de la santé compétente pour réaliser les audits des décès maternels et néonataux, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la gratuité de la prise en charge du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. Cependant des chiffres restent préoccupants. Chaque année, ce sont 1500 femmes béninoises qui décèdent en voulant donner la vie tandis que 13.000 nouveau-nés ne survivent pas.
Changer de paradigme
Tout part de la définition de la santé donnée par l’OMS. On y découvre d’autres déterminants de la santé outre l’absence de maladies ou d’infirmités. La santé de la femme enceinte suppose par exemple un environnement sain, en dehors du suivi médical de la grossesse. Aussi les nouveau-nés ont-ils besoin d’un bon cadre de vie pour leur développement harmonieux.
Pour y arriver, les systèmes de santé dans les pays doivent changer de paradigme. C’est ce combat que l’Organisation ouest-africaine de la santé, (OOAS) a récemment gagné à travers l’adoption d’un document de consensus sur les principes et normes de la santé communautaire, validé à Lomé le 4 avril 2025. L’institution veut que les différents secteurs de développement des pays se donnent la main avec la participation des populations elles-mêmes pour une meilleure résolution des problèmes de santé. “Au lieu de construire des maternités à tous les coins de rue par exemple, il serait plus intéressant de construire des routes pour rendre celles qui existent déjà plus accessibles’’, avait suggéré Melchior Aïssi, le Directeur général de l’OOAS.