À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, des journalistes, blogueurs et créateurs de contenus ont participé, du 10 au 13 mars, à un atelier de formation à Cotonou, visant à renforcer leurs compétences dans la lutte contre la désinformation.
Une trentaine de participants venus du Bénin et du Burundi ont suivi cet atelier interactif pour approfondir leurs connaissances, notamment sur l’usage des outils de l’intelligence artificielle dans la vérification des informations en période électorale.
La première phase de la formation a permis de clarifier des notions telles que information, rumeur, désinformation, malinformation et mésinformation. Animé par Charlotte Ezebada, ce module a aidé les participants à distinguer ces concepts souvent confondus.
Joël Noumonvi, éducateur au numérique, a ensuite abordé le rôle de l’intelligence artificielle dans la production et la diffusion de contenus. À travers des exemples concrets et des vidéos, il a mis en lumière les risques des deepfakes et autres contenus manipulés qui peuvent tromper le public.
Des participants engagés pour une information fiable
Les participants perçoivent cette formation comme essentielle. Blaise Nzambimana de l’association Yaga-Burundi estime que face à la prolifération des fausses informations dans des divers contextes sociopolitiques, maîtriser les outils de vérification est essentiel pour protéger les sociétés. Moubinatou Yacoubou souligne que l’atelier ouvre la voie à une utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans les médias, tandis que Mahougnon Constance Badet y voit un moyen de renforcer l’engagement citoyen dans la lutte contre la désinformation.
L’initiative est portée par l’Association des blogueurs du Bénin, en collaboration avec Yaga Burundi et avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie. Emmanuel Gansè, président de l’Association des blogueurs du Bénin, a souligné l’importance de démocratiser le fact-checking : “Le fact-checking ne doit plus être réservé à quelques-uns, mais partagé par tous pour réduire l’impact des fausses informations”.