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CEDEAO : la Côte d’Ivoire et le Ghana plaident pour le retour des pays de l’AES

La Côte d’Ivoire et le Ghana souhaitent le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO. “Il est toujours possible de ramener nos pays frères à la maison”, ont indiqué mercredi 05 mars 2025, les dirigeants ivoirien et ghanéen.

La Côte d’Ivoire et le Ghana souhaitent le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO. “Il est toujours possible de ramener nos pays frères à la maison”, ont indiqué mercredi 05 mars 2025, les dirigeants ivoirien et ghanéen.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont affiché une position commune dans l’affaire CEDEAO-AES

En visite de travail à Abidjan ce 5 mars 2025, le dirigeant ghanéen John Dramani Mahama a été sollicité par le président ivoirien Alassane Ouattara pour favoriser le retour du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein de la CEDEAO. Alassane Ouattara a exprimé son souhait de voir son homologue ghanéen, jouer un rôle clé dans cette médiation :

“Nous vous faisons confiance pour qu’à l’occasion de vos entretiens avec ces pays frères, vous puissiez les convaincre de rester dans la CEDEAO, car il y va de l’avenir des peuples de l’Afrique de l’Ouest.”

Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire

Deux des trois pays sont voisins de la Côte d’Ivoire. Le président ivoirien souhaite une convergence des efforts des Etats de l’espace ouest-africain afin de relever les défis économiques et sécuritaires actuels. “Nous sommes mieux à quinze qu’à trois”, a poursuivi Alassane Ouattara.

Depuis le 16 septembre 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger forment l’Alliance des États du Sahel (AES). Leur départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est intervenu le 29 janvier 2025 sur fond de crise politique.

“Il y a toujours des possibilités”

John Dramani Mahama s’aligne sur le possible retour dans la CEDEAO, des États de l’AES prôné par l’Ivoirien Alassane Ouattara. Le nouveau président du Ghana se propose d’être le médiateur entre la CEDEAO et les pays de l’AES : 

“Il est toujours possible de ramener nos pays frères à la maison. Il est préférable de rester dans un groupe de quinze que dans un groupe de trois. Il y a toujours des possibilités. Ce sont des pays qui comptent pour la sous-région. Et la sous-région a une importance pour ces pays, dans la mesure où des populations de ces pays vivent en Côte d’Ivoire. Il y a aussi des populations qui souffrent aux frontières. Je pense qu’il y a toujours des choses à faire, car il y a un intérêt économique à gagner dans la CEDEAO.”

John Dramani Mahama, président du Ghana

Avant le message la Côte d’Ivoire et du Ghana aux pays de l’AES, la CEDEAO avait accordé un délai de six mois aux Etats dissidents pour revenir à leur décision de rompre définitivement avec l’organisation régionale. 

En février 2025, les autorités de l’AES avaient dit être prêtes à dialoguer avec les Etats de la CEDEAO, mais “dans un esprit constructif”.

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