En 2024, les statistiques affichent une nette avancée dans la lutte contre le VIH/SIDA. Mais le respect des droits des personnes séropositives demeure un enjeu majeur.
Selon le dernier rapport des Nations unies sur le VIH/SIDA publié le 26 novembre 2024 par l’Onusida, de nombreux progrès ont été réalisés. Ces avancées ont été remarquables en Afrique subsaharienne, épicentre de l’épidémie. Cependant, le rapport intitulé “Suivons le chemin des droits” souligne la nécessité de garantir les droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA pour accélérer l’élimination de la maladie.
La stigmatisation et sa conséquence directe que constitue la discrimination demeurent les deux principales violations des droits humains auxquels font face les personnes séropositives. Cet état de chose a pour effet d’accroître leur vulnérabilité en réduisant leur accès aux soins et aux autres accompagnements disponibles.
C’est ce qu’explique Larissa Zomassi, assistante juridique à Plan international Bénin. “S’il n’y a pas le respect des droits humains, il y aura une plus grande vulnérabilité et cela va accroître davantage la pandémie. Le respect des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA est donc essentiel pour contribuer à réduire leur vulnérabilité”, précise la juriste, invitée de notre émission « 5 sur 7 Matins » de ce mardi 3 décembre 2024.
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Sensibiliser et réprimer
Larissa Zomassi qui intervient au Centre de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA du Centre national hospitalier et universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) de Cotonou estime qu’un renforcement de la sensibilisation peut aider à réduire le non-respect des droits des personnes séropositives.
“Notre travail actuellement s’adresse à toutes les personnes qu’elles soient personnes vivant le VIH/SIDA ou non. Mais nous accentuons nos séances de sensibilisation à l’endroit des premières pour pouvoir les sensibiliser sur leurs droits”, a déclaré Larissa Zomassi. En l’absence de dispositions spécifiques protégeant les populations clé telles que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnels de sexe, les transgenres, elles bénéficient d’une attention particulière.
“Nous offrons des services juridiques de sensibilisation et de consultation sur les questions de droit et aussi d’accompagnement judiciaire lorsque nous sommes face à des faits d’injures, par exemple. Nous accompagnons la personne victime devant les instances de répression”, assure Larissa Zomassi.
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