Au Bénin, le Salon national du livre, édition 2025, est ouvert depuis le 19 novembre. Un moment unique annuel permettant aux grandes voix de la littérature, des lecteurs et autres acteurs de la chaîne du livre de renforcer leurs échanges, surtout entre écrivains africains et de la diaspora.
Environ 32 maisons d’édition exposent des auteurs nationaux et étrangers au Salon national du livre (SNL) jusqu’au 22 novembre 2025. A ce rendez-vous annuel d’exposition-vente de livres, des lecteurs défilent devant les stands installés à l’esplanade du Palais des congrès de Cotonou, découvrent les nouvelles parutions et échangent avec les auteurs eux-mêmes.
Divers ateliers sont aussi organisés. Des enfants et adolescents apprennent, s’informent davantage sur des ouvrages et leurs auteurs.
Le marché livresque met à l’honneur la littérature de la diaspora cette année. Tables rondes, cafés littéraires avec des auteurs d’ici et d’ailleurs; tous convergent vers le thème : “Littérature et diaspora, tisser des liens mémoriels et réinventer un avenir partagé”.
“Relation charnelle entre l’Afrique et ses enfants dispersés”
Au cours des rencontres littéraires, les grandes voix de la littérature interrogent la mémoire et explorent la reconquête identitaire des personnes d’ascendance africaine. Philomé Robert en fait partie. Philomé Robert en fait partie. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont le roman Port-au-Prince-Cotonou : un écho sans retour.
Pour le journaliste écrivain, ce Salon national du livre offre un espace de réinscription de la mémoire dans le présent. “La littérature, c’est un maillon fondamental dans cette relation non seulement culturelle, mémorielle, anthropologique, charnelle même entre l’Afrique et ses enfants dispersés partout, mais qui savent se réunir. Et ce Salon là, c’est l’occasion. Et le livre est un excellent outil pour cela”, confie le Haitien Philomé Robert, invité au Salon national du livre.
Le thème au cœur des réflexions est le prolongement d’une politique majeure selon les autorités béninoises. Il s’agit notamment de la Loi facilitant l’accès à la nationalité béninoise pour les Afro-descendants.
“Le Salon national du livre se positionne comme l’écho littéraire de cette démarche”, a déclaré au lancement officiel du Salon ce 20 novembre, Faissol Gnonlonfin, directeur du Cinéma et des arts vivants et représentant du directeur de l’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC).
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