D’ici à juillet 2025, les problèmes liés à l’approvisionnement en eau potable pour les habitants d’Akpakpa et de ses environs ne seront qu’un lointain souvenir. Des travaux d’installation de canalisations et de traitement de l’eau sont en cours pour remédier au manque.
Encore ce matin du mois de mars, Georges Azinkpesso constate qu’il n’y a pas d’eau qui coule de son robinet. A Akpakpa, où il réside depuis plusieurs années, l’eau est devenue une denrée rare. “Je dois faire la veille et positionner mes bidons au robinet à partir de 2h du matin pour recueillir un peu d’eau. Jusqu’à 5h du matin, je ne parviens même pas à obtenir deux bidons pleins de 25 litres”, se désole-t-il avec agacement. Jean Claude Adechy, vit aussi la même situation. Il fait ses réserves d’eau à Cotonou quand il s’y rend pour des courses.
Contrairement à Georges et Jean Claude qui ont préféré garder le silence, nombreux sont les habitants d’Akpakpa qui ont recours aux médias sociaux pour manifester leur ras-le-bol.
Bientôt la fin du Calvaire
La situation que vivent les populations d’Akpakpa, Agblangandan et Sèmè Podji ne laisse, pas les autorités béninoises indifférentes. Un chantier d’urgence destiné à améliorer l’alimentation en eau potable dans ces localités est en cours. Les travaux s’étendent sur plusieurs dizaines de kilomètres pour relier Akpakpa aux champs de captage d’eau situés dans la commune d’Adjarra dans l’Ouémé.
Les travaux permettront une production complémentaire de 1000m3/h. Pour alimenter les zones en déficit d’eau potable, des poses de conduite de refoulement sur 22km en terre ferme et près de 2km en eau profonde sous la lagune de Porto-Novo sont effectuées.
“On fait des travaux de jour comme de nuit pour atteindre le plus rapidement possible les objectifs, fournir de l’eau le plus rapidement possible aux populations”, déclare Narcisse Agbatchi, membre de la mission de contrôle.
L’eau au cœur des politiques économiques
Le coût déclaré des travaux est 17 milliards de francs cfa. “La politique de l’eau au Bénin a été depuis 2016, au cœur de nos politiques économiques et sociales. Nous avons investi plus de 800 milliards de francs cfa dans le secteur de l’eau depuis 2016”, assure Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale. Selon le ministre d’État, de nombreuses réformes ont été mises en œuvre concernant l’accès à l’eau potable tant dans les zones urbaines que rurales. L’approvisionnement en eau potable a doublé de 2017 à 2024 passant de 42% à 82,6%.
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