Le monde entier célèbre ce 15 mars 2025, la toute première édition de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie. Proclamée en mars 2023, cette journée a été instituée par les Nations unies pour promouvoir la tolérance et la diversité religieuse.
La journée dédiée à la lutte contre l’islamophobie intervient dans un contexte où l’extrémisme violent prend de l’ampleur dans le monde. Les Nations unies veulent freiner le fléau en prônant la cohabitation pacifique des religions.
“Nous avons tous la responsabilité de défier l’islamophobie ou tout phénomène similaire, de dénoncer l’injustice et de condamner la discrimination fondée sur la religion ou la conviction ou leur absence”, a exhorté Antonio Guterres le Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de cette journée. Son exhortation met l’accent sur le respect de la liberté de religion tel que garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Préoccupation internationale
La première commémoration de cette journée a été un événement de haut niveau au siège de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. L’évènement a souligné que “l’islam est une religion de paix, de tolérance et de pluralisme”.
Des participants ont fait, à cette occasion, un souhait : “La nécessité d’une action concrète face à la montée de la haine, de la discrimination et de la violence contre les musulmans”.
Le Bénin, terre de tolérance religieuse
Au Bénin, les religieux sont acquis à la lutte contre l’islamophobie. “L’islam est une religion de paix et de soumission à l’endroit de l’être suprême qui est Allah, encore appelé dans d’autres sphères religieuses, “Mahou” ou “Oluwa”, a déclaré le président de la communauté Ahmadiyya au Bénin.
Magazine réalisé par Yves Patrick Loko pour Radio Bénin, correspondant de SRTB à Porto-Novo
A en croire le leader religieux, Dieu est unique, peu importe le bord religieux et la race. “Ce qui nous unit, est beaucoup plus fort et beaucoup plus puissant que ce qui nous divise”, a confessé Loukouman Adio Bissiriou.
“Malgré nos différences, nous sommes unis par des valeurs communes : la foi, l’amour du prochain et la quête de spiritualité. Nous devons nous unir davantage à travers le dialogue interreligieux et œuvrer ensemble pour la paix dans le monde”, selon Abbé Victor Gninou. Le prêtre catholique, en service dans le Couffo, se confiait à SRTB le 05 mars 2025, jour du démarrage du carême qui a coïncidé avec le jeûne musulman en cours.