Avec 45 points sur 100, un score inchangé par rapport à 2024, le Bénin se classe 70e au niveau mondial selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International. Le pays confirme sa place parmi les États les mieux notés d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte continental toujours préoccupant.
Le Bénin occupe la 6e place en Afrique et la 3e en Afrique de l’Ouest, au-dessus de la moyenne régionale du classement publié ce 10 février par Transparency International. Le rapport souligne que les pays qui parviennent à maintenir ou améliorer leur score sont généralement ceux qui renforcent leurs dispositifs institutionnels anti-corruption, la transparence budgétaire et les mécanismes de contrôle.
A l’échelle continentale, l’Afrique reste la région la moins performante de l’indice mondial. En 2025, seuls quatre pays africains obtiennent un score supérieur à 50 points sur 100. 16 pays du continent ont vu leur note reculer par rapport à l’édition précédente.
Les Seychelles demeurent le pays le mieux classé d’Afrique, occupant la 24e place mondiale. Elles sont suivies par le Cap-Vert (35e mondial, 62 points), puis par le Botswana et le Rwanda, ex aequo au 41e rang mondial avec 58 points.
Derrière eux figurent notamment Maurice, la Namibie, le Sénégal, le Bénin et Sao Tomé-et-Principe, tandis que la Côte d’Ivoire et le Ghana ferment le Top 10 africain.
Un contexte mondial alarmant
Au niveau mondial, l’Indice de perception de la corruption 2025 confirme une tendance inquiétante. Le score moyen mondial s’établit à 42 sur 100, son niveau le plus bas depuis plus de dix ans selon Transparency. Plus des deux tiers des pays évalués obtiennent un score inférieur à 50, traduisant l’incapacité persistante de nombreux États à contenir la corruption.
Pour la huitième année consécutive, le Danemark arrive en tête du classement avec 89 points, suivi de la Finlande (88) et de Singapour (84). À l’opposé, les pays les moins bien classés, comme le Soudan du Sud, la Somalie ou le Venezuela, cumulent forte instabilité et répression de la société civile.
L’IPC classe 182 pays et territoires en fonction de leur niveau perçu de corruption dans le secteur public sur une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu).
Lire aussi :