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Ghana : manifestations à Accra pour l’annulation de la dette des pays africains

Des centaines de travailleurs ghanéens ont manifesté le vendredi 29 août dans les rues d'Accra, pour réclamer l'annulation de la dette africaine.

Des centaines de travailleurs ghanéens ont manifesté le vendredi 29 août dans les rues d’Accra, pour réclamer l’annulation de la dette africaine.

La manifestation, menée par le Congrès des syndicats du Ghana (TUC) et soutenue par la Confédération syndicale internationale – Afrique (CSI-Afrique), appelait à une refonte radicale du système mondial de la dette qui, selon les syndicats, étouffe les perspectives économiques de l’Afrique. Vêtus de hauts rouges et noirs, les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire en anglais : “Nous ne devons rien, nous ne paierons pas”, “l‘Afrique ne peut plus respirer” et “La réforme économique est une arnaque”.

“L’Afrique croule sous le poids de la dette. Plus de la moitié des pays africains sont déjà en situation de surendettement ou courent un risque élevé de le devenir, ce qui empêche les gouvernements de financer des services essentiels tels que les soins de santé, l’éducation, les salaires et la protection sociale”, explique une pétition signée par la CSI-Afrique et soumise au gouvernement ghanéen.

Ces dettes, qui se chiffrent en milliards, sont devenues un obstacle majeur au développement de tout le continent”, juge Horde Ayigbe, responsable de la recherche à la CSI.

La pétition demande “l’annulation totale et inconditionnelle des dettes extérieures insoutenables de l’Afrique à titre de justice réparatrice“. Selon les initiateurs, les ressources ainsi libérées devraient être consacrées à l’emploi, aux salaires, à la protection sociale et à la résilience climatique.

“Ils ne peuvent tout simplement pas payer”

Recevant la pétition au nom du président ghanéen John Mahama, le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a reconnu l’ampleur du problème. “Il y a une différence entre ne pas pouvoir payer et ne pas vouloir payer”, a déclaré le ministre aux manifestants.

La dette extérieure de l’Afrique dépasse désormais 1.300 milliards de dollars (1.111 milliards d’euros). 23 pays africains consacrent plus d’argent au service de la dette qu’à la santé ou à l’éducation.

“Dans le cas de ces 23 pays africains, le coût du service de la dette a évincé des dépenses très importantes… ils ne peuvent tout simplement pas payer”, a expliqué le ministre des finances ghanéen. Il prône “un mécanisme de résolution de la dette plus équitable et plus durable qui tienne compte de la situation difficile des économies en grande détresse”.

Au Ghana, la dette extérieure s’élevait à 28,5 milliards de dollars américains (24,4 milliards d’euros) en mars 2025, soit 28,5% du PIB.

Avec AFP

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