Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu leur 69e sommet ordinaire ce dimanche 9 juillet 2026 au Centre international de conférences Julius Maada Bio à Lungi, en Sierra Leone. Un sommet marqué par des changements de leadership.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été élu à la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, succédant au Sierra-Léonais Julius Maada Bio. Dans son discours, il a réaffirmé son engagement envers l’idéal de l’intégration :
« Je garde à l’esprit le lourd héritage de 50 ans d’efforts, de solidarité et de construction patiente porté par la vision et l’engagement de nos illustres anciens qui ont cru envers et contre tout en l’idéal de l’intégration. Je m’engage avec vous à faire vivre cet héritage ».
Autre changement notable : le Gambien Omar Alieu Touray cède la présidence de la Commission de la CEDEAO au Sénégalais Birame Diop, général et ancien chef d’état-major des armées du Sénégal. Une première dans l’histoire de l’organisation. C’est la première fois qu’un militaire accède à la tête de la Commission, un choix qui illustre le poids croissant des enjeux sécuritaires dans l’agenda de la CEDEAO. Sa prise de fonction est fixée au 1er septembre 2026.
Les chefs d’État ont signé plusieurs textes majeurs. Ils ont adopté la Déclaration d’engagement en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, l’Accord intergouvernemental relatif au projet de gazoduc Afrique-Atlantique et adopté une déclaration sur la parité hommes-femmes dans la représentation politique au sein des États membres.
Le défi du rapprochement avec l’AES
Ce sommet se tient dans un contexte difficile. La CEDEAO traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire, un demi-siècle après sa création. Elle fait face à des crises politiques fréquentes dans les Etats, la menace terroriste et le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le rapprochement avec ces trois pays désormais regroupés en Confédération « Alliance des États du Sahel » reste au cœur des préoccupations des dirigeants.
Ce sommet marque également une première pour plusieurs dirigeants. Le Guinéen Mamadou Doumbouya et le président béninois Romuald Wadagni participaient pour la première fois aux travaux en tant que chefs d’État.