La prestation de serment du président élu Romuald Wadagni est prévue pour le 24 mai prochain. Mais déjà un débat agite l’opinion à ce sujet en raison de la non installation du Sénat, nouvelle institution créée par la révision constitutionnelle. Ce 5 mai, la Cour constitutionnelle a rejeté le recours d’un citoyen sur la question.
Avec ou sans le Sénat ? La Cour ne tranche pas le débat sur la prestation de serment du président élu dans trois semaines. Alors que la cérémonie est annoncée pour le 24 mai, un demandait à la juridiction soit de dire que le serment peut être reçu sans le Sénat, soit d’enjoindre à l’installation de cette institution.
En effet, d’après la réforme constitutionnelle entrée en vigueur en décembre 2025, le Bureau du Sénat fait désormais partie des instances devant lesquelles le serment du chef de l’Etat entrant en fonction est reçu par la Cour constitutionnelle.
Dans sa décision rendue le 5 mai, la Cour a rejeté la requête du sieur Midomiton Précieux Noël Dagan. Elle estime que le requérant n’a pas qualité pour la saisir sur ce point qui relève de son pouvoir de régulation du fonctionnement des institutions. Un pourvoir qui ne peut être déclenché à l’initiative d’un citoyen.
La Cour s’est également abstenue de se prononcer d’office sur la question soulevée, qui reste liée à l’installation effective du Bureau du Sénat.