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Sécurité routière au Bénin : appel à la courtoisie

Le 24 septembre 2025, le gouvernement béninois a annoncé l’adoption prochaine d’un nouveau Code de la route. Le projet de loi transmis à l’Assemblée nationale vise à moderniser et à renforcer le cadre légal de la sécurité routière dans le pays.

Sur les routes, les accidents sont parfois dus à un manque de courtoisie entre les usagers de la route. Face à ce constat, le Centre national de sécurité routière (CNSR) sensibilise les usagers de la route à la courtoisie. 

 La courtoisie sur la route: Sujet abordé par l’invité du mercredi sur Radio Bénin

Sur les routes béninoises, le constat n’est pas reluisant. L’agressivité, l’excès de vitesse, les stationnements anarchiques et les insultes caractérisent beaucoup de conducteurs. “Les usagers de la route ne se respectent pas mutuellement. Les gens n’aiment pas céder le passage. Ceci crée un bouchon”, déplore Éric Dègnonvi, Chef division Communication au (CNSR). Le Centre s’est désormais fixé l’objectif d’inculquer aux usagers de la route, la patience, le respect des règles et la tolérance.   

Qu’est-ce que la courtoisie ? 

La courtoisie sur la route ne se limite pas au respect du Code de la route. Elle englobe des comportements de politesse et de tolérance valables pour les piétons, les conducteurs de voiture et de motos. 

Céder le passage plutôt que de s’imposer, laisser traverser les piétons en toute sécurité ou encore utiliser ses clignotants pour prévenir les autres,… ce sont autant de comportements courtois qui facilitent la fluidité mais aussi la sécurité du trafic.

Faire évoluer les mentalités

Le CNSR a opté pour une stratégie de communication axée sur le changement durable des comportements. Mais le combat n’est pas gagné d’avance selon les organisateurs.. 

Les conducteurs de véhicules quatre roues et plus sont généralement réceptifs aux messages de sensibilisation contrairement aux conducteurs de motos. “Beaucoup d’entre eux, n’ont pas les bases en matière de code de la route, ce qui rend la sensibilisation plus ardue”, explique Éric Dègnonvi. 

Le CNSR plaide pour une application plus stricte de l’obligation du permis de conduire, notamment le permis A2 pour les conducteurs de deux-roues.

« Invité du mercredi » sur Radio Bénin. Eric Dègnonvi, chef Division Communication au CNSR, interrogé par Hervé Djossè.

Lire aussi : Transport routier au Bénin : les acteurs engagés pour limiter les accidents

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