Les dirigeants africains et européens sont réunis depuis ce lundi 24 novembre 2025 à Luanda pour le 7è Sommet Union européenne – Union africaine. Pendant deux jours, les chefs d’État et de gouvernement discutent du renforcement des liens économiques et politiques entre les deux continents, dans un contexte mondial marqué par des rivalités géopolitiques croissantes. L’Afrique y revendique sa place.
À l’ouverture du Sommet, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a donné le ton. Dans un discours ferme, Mahmoud Ali Youssouf a affirmé que l’Afrique “exige désormais sa place” dans les instances internationales, citant le G20, le Conseil de sécurité de l’ONU et les grandes institutions financières. L’UA réclame une représentation équitable et une réforme profonde de l’architecture globale, dans un contexte où “les normes établies de la géopolitique internationale sont remises en cause”.
Sur le plan économique, l’Afrique appelle à une réforme de l’architecture financière mondiale. Elle demande une gestion plus soutenable de la dette et un accès facilité à des financements. Le continent réclame aussi une justice climatique et un soutien concret pour ses plans d’adaptation.
La transformation numérique fait partie des priorités. L’Union africaine appelle à réduire la fracture numérique, devenue un prérequis pour tous les secteurs économiques.
At the session of the 7th #AUEUSummit in Luanda this afternoon, H.E Mahmoud Ali Youssouf, the Chairperson of the AU Commission underscored Africa’s emergence as a global growth powerhouse; with abundant markets, manpower & resources, & a growing role across the global value… pic.twitter.com/JMkkDX8FcX
— African Union (@_AfricanUnion) November 24, 2025
25 ans de partenariat
L’année 2025 marque le 25è anniversaire de la coopération formalisée entre l’Union africaine et l’Union européenne. Le premier sommet, en 2000 au Caire, avait jeté les bases d’un dialogue politique structuré. La rencontre de Lisbonne en 2007 avait abouti à la Stratégie conjointe Afrique–UE, premier cadre de coopération à long terme. Celle de Tripoli en 2010 avait renforcé les engagements économiques et sécuritaires avec l’adoption d’un second plan d’action.