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Santé dans l’espace CEDEAO : adoption d’une stratégie commune de communication en période d’épidémie

En période de crise sanitaire, les pays de la CEDEAO, en raison des frontières poreuses et des déplacements de personnes se voient rapidement submergés par la propagation de certaines maladies émergentes. Il s’agit par exemple  de la fièvre Lassa, de la COVID-19 , de la poliomyélite et  bien d’autres maladies contagieuses. Pour une gestion commune de ces genres d’urgence sanitaires, l’OOAS (Organisation Ouest Africaine de la Santé) a créé le  Groupe technique de travail sur la Communication de Risques et Engagement Communautaire (CREC).

Différentes épidémies ont menacé la quiétude des populations dans l’espace CEDEAO ces dernières années. La COVID-19 notamment a révélé la fragilité des systèmes de santé mais également celle de la riposte communautaire dans les pays d’Afrique subsaharienne. De plus, cette pandémie a été l’occasion pour les pays d’identifier les problèmes spécifiques  de certains groupes cibles non pris en compte. Les plans de communication de risque et les budgets afférents inexistants et les rumeurs qui ont grossi à cet effet sont autant de facteurs qui ont compromis la riposte en Afrique subsaharienne. La communication de risque qui intègre le genre est née de ces constats. 

A Monrovia, du 30 octobre au 4 novembre 2023, les experts en communication de l’espace CEDEAO, se sont réunis pour développer une base de données régionale de messages clés et d’outils pour la communication de risque sensible au genre et à l’engagement communautaire basé sur l’approche One Health (une seule santé). C’est une manière de faire front ensemble contre les urgences sanitaires et de façon multisectorielle pour plus d’efficacité.

Concrètement, il est question de mettre en place des politiques communes de communication de risque qui tiennent compte de l’environnement, de la faune et des besoins aussi bien des femmes que  des enfants. Par exemple, au moment où une épidémie commence au Bénin, les pays frontaliers devraient être informés et développer des messages similaires pour protéger les populations qui sont en libre circulation dans chacun des pays. Partir chacun de son côté sans une approche commune est  bien souvent dommageable pour une gestion efficiente de ces maladies.

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