Les journaux parus ce 30 juin s’intéressent aux derniers réglages avant l’installation du Sénat, avec les regards tournés vers les prochaines désignations au sommet de la majorité présidentielle. Les parutions reviennent également sur les préparatifs du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, marqués par des aménagements sur le boulevard de la Marina, avant de mettre en lumière le débat autour de la réécriture de l’histoire du Bénin, un chantier scientifique présenté comme essentiel à la valorisation de la mémoire nationale.
Le compte à rebours est lancé pour l’installation officielle du Sénat du Bénin. Tous les regards sont désormais tournés vers Romuald Wadagni et Joseph Djogbénou. L’Emblème du jour titre : installation prochaine du Sénat, Wadagni et Djogbénou attendus sur les dernières désignations. Selon le journal, au sein de la majorité présidentielle, les consultations se poursuivent afin d’aboutir à un consensus autour des profils les plus aptes à siéger au Sénat.
Les regards sont notamment tournés vers Romuald Wadagni et Joseph Djogbenou. Le journal croit déjà savoir que le président de l’Assemblée nationale devrait prochainement quitter son siège de député ainsi que ses responsabilités au sein de l’Union Progressiste le Renouveau pour rejoindre le futur Sénat. En attendant l’officialisation de cette transition, le monde politique suit avec attention les prochaines décisions qui préciseront les contours de ce changement majeur au sommet des institutions de la République.
Dans le cadre des préparatifs de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Bénin, des tribunes seront installées sur le Boulevard de la Marina. L’Observateur annonce en manchette que pour la célébration du 1er Août 2026, des dispositions relatives à la circulation sur le boulevard de la Marina sont prises. Matin Libre parle de restriction de la circulation sur le Boulevard de la Marina. Le journal indique que les travaux occasionneront des perturbations temporaires de la circulation sur ledit Boulevard mais, les aménagements ne devraient pas affecter la circulation sur les autres axes routiers de la ville de Cotonou.
Revue de presse présentée par Yêdontè N’Tcha ce 30 juin 2026 sur Radio Bénin
La Nation va plus loin et précise qu’une déviation est aménagée à hauteur de l’Esplanade de l’Amazone afin de permettre la poursuite du trafic pendant toute la durée des installations. Les Béninois s’interrogent déjà sur la tonalité que prendra cette célébration et sur les éventuelles innovations qui pourraient marquer cette première cérémonie républicaine du nouveau chef de l’État selon le journal.
Pour l’instant, les préparatifs se poursuivent discrètement, laissant planer le suspense sur le contenu du programme et les symboles qui pourraient être mis en avant, fait remarquer La Nation. Les usagers de la route sont invités à se conformer strictement aux dispositions de circulation, informe Matin Libre. L’Observateur note que cette édition revêt une dimension particulière puisqu’elle sera la première présidée par Romuald Wadagni après son investiture.
Loin des préparatifs du 1er Août, L’Observateur évoque le passage du coordonnateur du programme de réécriture de l’histoire du Bénin, sur l’émission Zone Franche. Le professeur François Abiola explique les enjeux d’un chantier scientifique et mémoriel. Le professeur Abiola revient sur le chantier de réécriture de l’histoire du Bénin, expose L’Observateur. Face aux récits hérités de la colonisation, il a défendu la nécessité de reconstruire une histoire fondée sur les sources, les archives et les témoignages des Béninois eux-mêmes.
Il y a une nécessité de contribuer à la rectification des falsifications évidentes, soutient le professeur dans les colonnes de Fraternité. Francois Abiola cite notamment les divergences autour de la mort de Bio Guera ou encore les versions contradictoires concernant la révolte de Sakété en 1905 pour illustrer la nécessité de revisiter certaines pages de l’histoire nationale. “Ce qui est écrit peut être examiné si les faits montrent que certaines choses ne correspondent pas à la réalité”, explique Abiola dans le journal.