Les journaux de ce mercredi 22 juillet 2026 annoncent l’installation par le Chef de l’État, des membres de la nouvelle mandature du Conseil économique et social. Ils évoquent également la réunion des membres du Sénat prévue vendredi, avant leur entrée en fonction le 30 juillet.
L’installation des membres du CES par le président Romuald Wadagni. L’Événement Précis rapporte que la cérémonie marque une nouvelle étape dans la mise en place de cette institution consultative appelée à contribuer au renforcement du dialogue entre les différentes composantes de la Nation. Le journal estime que leur installation ouvre la voie au fonctionnement effectif du Conseil économique et social dans sa nouvelle configuration.
La mission de la nouvelle mandature, souligne Les 4 Vérités, sera d’animer l’institution et de piloter l’ensemble de ses activités. Le journal rappelle que le CES a pour rôle de donner des avis et de proposer des recommandations au gouvernement sur les dossiers économiques, sociaux, culturels et environnementaux.
Les supputations vont aussi bon train sur le prochain président de cette institution. La Boussole rapporte que Abdoulaye Bio Tchané est favori pour prendre la présidence du CES. Sauf retournement de dernière minute, ajoute la parution, il succédera à Conrad Gbaguidi, qui a dirigé le Conseil durant la précédente mandature. Fraternité estime plutôt que le premier favori est bien entendu le président sortant de l’institution, Conrad Gbaguidi qui prône la continuité. Et si Conrad Gbaguidi incarne la continuité, nuance le quotidien de Mènontin, Abdoulaye Bio Tchané apparaît comme le favori en raison de son parcours gouvernemental et de son expertise économique. “Les conseillers auront le dernier mot à l’issue du scrutin prévu après leur installation officielle”, conclut l’auteur de l’article.
D’une institution à une autre, les membres du Sénat, la haute chambre, se réunissent vendredi prochain, avant leur installation prévue le 30 juillet à Porto-Novo. Le Télégramme annonce que la réunion préparatoire pour le vendredi est destinée à finaliser les dispositions relatives à la mise en place de cette nouvelle institution de la République. Le Matinal croit savoir qu’il s’agit d’une réunion préparatoire destinée à faciliter la prise de contact entre les futurs sénateurs avant leur installation officielle ; réunion convoquée par le doyen d’âge au sein du Sénat, l’ancien président Nicéphore Soglo.
Le quotidien considère que le choix du premier dirigeant de cette nouvelle institution de la République constitue désormais l’enjeu majeur des prochains jours, avant l’installation officielle de cette chambre, appelée à jouer un rôle consultatif et institutionnel dans la gouvernance du pays.
Au-delà du symbole, écrit Le Matin, cette nouvelle chambre va redessiner le fonctionnement du Parlement béninois et l’équilibre des pouvoirs. Le quotidien fait tout de même constater que cette première mandature de 25 membres part avec des attentes fortes, mais aussi des interrogations. “Comment faire comprendre aux citoyens l’utilité d’une seconde chambre ?”, interroge le journal.
“Le Sénat devra prouver qu’il n’est pas une chambre d’enregistrement, mais un contrepoids utile”, commente encore Le Matin. L’autre défi, poursuit mon confrère, serait pour l’institution, de réussir à éviter les lenteurs. Le quotidien avertit que le bicamérisme peut alourdir le processus législatif, et qu’il faudra trouver un rythme de travail fluide avec l’Assemblée nationale.
Modeste Adani