Entre stratégie politique et modernisation des infrastructures, la presse nationale scrute les contours des législatives de janvier 2026. Cinq partis sont officiellement en lice, avec un enjeu autour de la règle des 20 %, tandis que la mise en service accélérée de nouveaux marchés modernes redessine le paysage commercial du pays. Tour d’horizon des quotidiens de ce 02 décembre 2025.
La CENA a, en effet, publié la liste définitive des formations politiques en compétition… Et Fraternité informe que pour ce scrutin, cinq partis sont confirmés et que leurs positionnements sur le bulletin unique est connu. Le journal ironise en écrivant que la règle des 20 pour cents est comme l’os dans la gorge du parti Les Démocrates. Le quotidien rappelle que seul le parti Les Démocrates a refusé de signer l’accord parlementaire, pour se mettre à l’abri d’éventuels déconvenues. “Un choix assumé mais risqué : LD joue seul face à la règle des 20%, sans filet”, averti le journal.
L’auteur de l’article nuance tout de même, et estime que la situation pourrait offrir une surprise. Pour la première fois depuis plusieurs cycles électoraux, écrit-il, le destin d’un grand parti d’opposition est entièrement entre les mains des électeurs, et non d’une procédure administrative, d’une omission de pièces ou d’un incident technique.
Matin Libre révèle les dessous de la participation des Démocrates aux prochaines législatives. Le quotidien insinue que ce qui semble être une décision qui redore le blason du régime de la Rupture, accusé à tort ou à raison d’avoir tout fait pour éliminer l’opposition à la Présidentielle et aux communales, peut cacher d’autres réalités. Le journal soupçonne que c’est pour maintenir en hausse le taux de participation qui était de 22 pourcents en 2019 et de 38 pourcents en 2023, année du retour de l’opposition au parlement. “Cette fois-ci, conclut le journal, la tendance à la hausse devra se poursuivre, les militants et sympathisants de l’opposition devront donc sortir pour exprimer leur vote pour l’élection des députés ; la seule élection à laquelle leur formation politique participe au titre des élections générales de 2026.
Les débats sur les élections générales s’invitent parfois dans les marchés entre usagers, notamment les marchés modernes qui sont nombreux à être mis en service ces derniers mois. Le Matinal tire un coup de chapeau à l’Agence nationale de gestion des marchés, et relève que 18 espaces marchands sont mis en service en seulement 17 mois. “Ils sont équipés d’infrastructures modernes : toilettes hygiéniques, aires de repos, espaces de stockage, garderies, infirmeries, systèmes de sécurité, éclairage et gestion des déchets”, constate le journal.
Le quotidien annonce que d’autres marchés modernes en construction dans le pays seront inaugurés dans les jours à venir par l’Anagem. Et parmi, ceux mis en service récemment, le marché de Houndjro à Abomey ; ce qui fait dire à Djakpata que Abomey célèbre un nouveau souffle commercial. Pour Matin Libre, le marché Houndjro, comme tous les marchés modernes, a été pensé pour durer dans le temps, et offrir des conditions de travail dignes et sécurisées aux commerçants. Mieux, poursuit l’article, il est le symbole d’une réconciliation entre mémoire et modernité, entre le royaume d’hier et la République d’aujourd’hui.