Le 30 août 2026 à Châtellerault, en France, 1 381 clarinettistes ont joué ensemble et battu un record mondial. Parmi eux, un seul musicien africain : le Béninois Landry Padonou. Invité sur Bénin TV, il revient sur cette aventure exceptionnelle et sur ce qu’elle représente pour lui et pour le Bénin.
Landry Padonou n’aurait peut-être jamais participé à cette performance sans le coup de pouce de ses proches. La communication autour de l’événement étant faite en France, c’est par leur intermédiaire qu’il apprend l’existence de l’initiative. « L’information a été communiquée en France et on me l’a filée », raconte-t-il. Il décide alors de tenter sa chance et soumet sa candidature.
Seul musicien noir et africain
Sa participation est finalement validée par Emmanuel Boulanger, le Français à l’origine du projet. Ce dernier avait un objectif clair : dépasser le précédent record mondial, détenu à Hong Kong avec 448 clarinettistes. Il sera largement dépassé. Le jour J, près de deux heures de répétitions ont précédé la performance, pour permettre aux 1 381 musiciens de jouer ensemble avec précision.
Pour Landry Padonou, le 30 août restera l’un des moments forts de son parcours artistique. Il était le seul musicien noir et africain de l’ensemble. Une position qui lui confère une fierté particulière. « Pour moi, c’est d’abord un moment exceptionnel que les mots ne peuvent pas décrire », confie-t-il.
Un nouveau départ
Au-delà du record, cette expérience marque pour lui un tournant. Landry Padonou veut désormais transmettre son savoir à la jeune génération et poursuivre ses projets musicaux au sein du duo Landry Plus : « C’est tout à fait un nouveau départ pour moi parce que d’abord, j’aime cet instrument et je veux bien partager mes connaissances que je détiens avec la jeune génération. Et j’évolue avec mon binôme qui s’appelle Landry également. Nous avons des projets ensemble. »