Un séminaire national de sensibilisation sur l’implication des leaders religieux dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) s’est ouvert mardi 15 septembre 2026 à Porto-Novo.
Initié par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), avec l’appui du gouvernement béninois, l’atelier vise à renforcer la sensibilisation au sein des communautés, à promouvoir le dialogue interreligieux et à prévenir les discours de haine et la radicalisation.
Pendant deux jours, les leaders religieux et responsables d’organisations confessionnelles échangent sur les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La rencontre doit également permettre de renforcer la collaboration entre les organisations religieuses et les institutions publiques.
À l’ouverture des travaux, le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, a appelé à une coopération accrue entre les institutions publiques et les organisations confessionnelles. Il a plaidé pour un partenariat fondé sur la confiance, le dialogue et le partage d’informations.
Le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Abdou Rafiou Bello, a pour sa part rappelé que “les groupes terroristes ont besoin de ressources financières pour recruter, se déplacer et s’équiper. Tarir ces sources de financement revient à affaiblir directement leurs capacités de nuisance”. Il a indiqué qu’en 2025, la CENTIF avait enregistré une hausse des déclarations de soupçon et produit plus de 150 notes de renseignement financier.
Le séminaire intervient à un moment où le Bénin fait face à des attaques terroristes. Depuis décembre 2021, le pays enregistre des incursions terroristes dans le nord de son territoire. Dans ce contexte, les autorités militaires insistent sur la nécessité de renforcer les collaborations.