A Cotonou, le gouvernement et les confédérations et centrales syndicales se concertent depuis la matinée de ce 22 mai 2025. C’est la première session ordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives.
Des membres du gouvernement, le patronat, la COSI Bénin, la CSTB et bien d’autres organisations syndicales participent aux échanges. Les débats tournent autour d’un point central : l’examen des doléances formulées par les organisations syndicales.
Les responsables syndicaux veulent la hiérarchisation des salaires dans le secteur privé et le reversement des Aspirants au métier d’enseignant (AME) recrutés en 2019. Les centrales syndicales évoquent aussi la situation de certains enseignants reversés en 2008, mais qui sont en fonction “sans contrat de travail et sans salaire”. Elles souhaitent la régularisation de leur situation.
“D’autres agents de l’Etat de divers ministères rencontrent aussi assez de difficultés non résolues. Pas de sur-salaires pour les conventionnés des sociétés publiques et semi publiques”, déplore Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB).
“Des réponses réalistes”
Le gouvernement dit être conscient que des défis subsistent malgré les efforts réalisés. Cette rencontre “permettra de faire émerger des réponses réalistes, justes et durables aux préoccupations exprimées”, a assuré Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale. Il forme le vœu que “la session se déroule dans un climat de sérénité, d’écoute mutuelle et de responsabilité partagée”.
Cette première session ordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives dure trois jours.
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