Depuis le 25 janvier 2026, une polémique s’amplifie sur les réseaux sociaux suite au décès d’une femme en couche au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé à Porto-Novo. Le gouvernement béninois a ordonné des enquêtes.
Le décès de la parturiente est survenu le 18 décembre 2025, mais n’a émergé sur les réseaux sociaux que le 25 janvier 2026 suite à une publication Facebook du veuf. Le mari de la défunte dit exposer la situation dans une démarche de dénonciation des erreurs médicales fatales :
“J’écris ces lignes avec le cœur lourd, mais aussi avec un sentiment de devoir. Devoir de vous informer des évènements qui ont brisé ma famille le 18 Décembre dernier.”
Dans sa narration, Marius Godonou fait savoir que sa défunte femme a entre autres été victime de négligence. “De 09h30mn du matin à 15h après midi, ma femme est abandonnée là, en gestation. Il n’y avait personne de disponible pour exécuter l’opération”, a-t-écrit.
Selon les dires de Marius Godonou, sa femme aurait saigné pendant 4h de temps après l’accouchement par césarienne, mais “aucune réaction de la part” du personnel soignant.
Enquêtes ouvertes
Des appels à la justice pour la défunte se multiplient sur les réseaux sociaux depuis la dénonciation.
Le 28 janvier, le gouvernement béninois se prononce sur la dénonciation. “L’alerte est parvenue en haut lieu. Le chef de l’État a été informé. Le Gouvernement a donné des instructions pour que toute la lumière soit diligemment faite sur l’affaire”, a informé en marge du conseil des ministres Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement.
Avant le gouvernement, l’Ordre national des médecins du Bénin réagissait le 27 janvier, aux différents appels tout en regrettant, dans un communiqué, la perte de la parturiente. L’instance nationale de régulation des médecins a rassuré de “son engagement à accompagner les enquêtes, à veiller au respect de l’éthique médicale et à sanctionner, le cas échéant, tout manquement avéré”.