Les journaux parus ce 23 juin rapporte que le gouvernement béninois a annoncé le lancement d’une opération de démolition des constructions précaires installées le long de la Route des pêches. L’accueil des réfugiés au Bénin et demandeurs d’asile fait aussi la Une des parutions.
Matin Libre titre en manchette : Littoral béninois, démarrage de démantèlement des habitats précaires. Les 4 Vérités poursuit et mentionne que l’opération cible les habitations et installations érigées en matériaux précaires dans la zone comprise entre Cotonou et Ouidah.
La décision s’inscrit dans le cadre de l’application du décret n°2025-521 du 03 septembre 2025, qui interdit désormais l’implantation et le maintien de constructions précaires dans le secteur concerné, fait savoir Le Matinal. Selon les précisions du ministre du Cadre de vie et des transports, Georges Alé, dans les colonnes de Fraternité, les opérations de démantèlement concernent la bande située au nord de la Route des pêches, entre la résidence Marie Stella à Cotonou et la Porte du non-retour à Ouidah et, le périmètre visé couvre une largeur de 0,77 kilomètre comprise entre la Route des pêches et le premier plan lagunaire.
Dans les colonnes de Matin Libre, le ministère invite les occupants qui n’ont pas encore procédé au démontage de leurs habitations à le faire sans délai. Le Meilleur estime pour sa part que cette mesure vise à renforcer l’organisation urbaine et à préserver l’attractivité de la Route des pêches, un important corridor touristique et économique bénéficiant depuis plusieurs années d’importants investissements publics.
Revue de presse présentée par Yêdontè N’Tcha ce 23 juin 2026 sur Radio Bénin
Le journal plaque l’intégralité du communiqué qui invite les occupants qui ne l’ont pas encore fait à procéder eux-mêmes, sans délai, au démontage de leurs installations afin d’éviter les contraintes liées aux opérations de démolition.
Au moment où le gouvernement lance l’opération de démantèlement des habitats précaires le long du littoral, une autre réalité met en lumière la dimension humaine des politiques publiques, l’accueil des réfugiés et demandeurs d’asile. La Nation titre, assistance aux étrangers, le Bénin renouvelle sa main tendue aux réfugiés. Aujourd’hui, selon Aminatou Sar, coordonnatrice résidente des Nations-Unies au Bénin, dans le quotidien, près de 29 000 réfugiés et demandeurs d’asile vivent sur le territoire béninois, auxquels s’ajoutent quelque 14 000 personnes en attente de reconnaissance de leur statut. Ces chiffres, selon elle, témoignent à la fois de la pression exercée sur les communautés d’accueil et de la générosité du Bénin.
C’est un engagement humanitaire salué selon Djakpata qui écrit dans ses conditions que le Bénin confirme son rôle de terre d’accueil et de solidarité dans un contexte régional marqué par les crises sécuritaires et les déplacements forcés de populations. Pour sa part, Le Meilleur rappelle les propos du ministre Djibril Mama Cissé lors de la Journée mondiale des réfugiés qui souligne que la protection des réfugiés relève d’une responsabilité collective nécessitant la coopération des États, des organisations internationales et des communautés d’accueil.
Et, pour finir, peut-on porter plainte contre son propre conjoint pour vol ? La réponse à cette question se trouve dans les colonnes de Fraternité où la juriste Dodjinou, nous explique ce que dit la loi face au vol entre époux et les limites de cette protection.