Le gouvernement béninois a adopté ce mercredi un projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026. Le texte sera transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote.
Le budget général de l’État 2026 passe de 3.783,984 milliards de FCFA à 4.086,620 milliards de FCFA, soit une hausse de 8 %. Le taux de croissance économique initial pour 2026 ne change pas ; il est maintenu à 7,5 %.
Le gouvernement annonce également une augmentation de 8,5 % des dépenses d’investissement et de 2 % des recettes budgétaires. À l’inverse, les dépenses de personnel sont revues à la baisse de 9,8 %, sans remise en cause des recrutements prévus ni des dépenses d’acquisition de biens et services.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ces ajustement font suite à la restructuration de l’équipe gouvernementale après l’entrée en fonction du président Romuald Wadagni et à la prise en compte de ses priorités d’action.
Financer des actions prioritaires
La révision budgétaire doit permettre de financer plusieurs priorités du nouveau septennat. Parmi elles figurent le renforcement de l’assurance maladie obligatoire, la généralisation progressive de la gratuité des frais de scolarité pour les filles de l’enseignement secondaire général dès la rentrée 2026-2027.
La loi de finances rectificative prévoit aussi des crédits supplémentaires pour les investissements publics, la sécurité intérieure et l’agriculture, notamment à travers la subvention des intrants agricoles afin de limiter les effets de la hausse des prix et soutenir la sécurité alimentaire.