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Affaire Dangnivo : un témoin et un sachant auditionnés

Les débats ont repris ce mardi 8 avril au tribunal de première instance de Cotonou dans l’affaire Dangnivo. L’audience a connu les interventions d’un témoin et d’un sachant.

Les débats ont repris ce mardi 8 avril au tribunal de première instance de Cotonou dans l’affaire Dangnivo. L’audience a connu les interventions d’un témoin et d’un sachant.

Avec Tognon Doudedji Fatchina, envoyé spécial de Radio Bénin au Palais de justice de Cotonou

Le premier à témoigner est Julien Pierre Akpaki, ancien directeur général de l’ex-ORTB, courant 2010. Cité lors des audiences précédentes, il a, devant la cour, reconnu avoir orienté trois hommes vers le Colonel Sévérin Koumanssegbo alors chef de la sécurité du président de la République. 

Ces trois hommes sont Auguste Amoussou, frère aîné de Donatien Amoussou, le second accusé dans l’affaire et le nommé Priso, un Camerounais. C’est le premier du trio qui aurait contacté l’ancien patron de la radio-télé publique pour, témoigne ce dernier, fournir des informations liées à la disparition d’une voiture. Un avis de recherche était diffusé sur la chaîne publique. 

Vu la sensibilité du sujet, M. Akpaki confie avoir orienté ses interlocuteurs vers le Colonel Koumanssegbo, d’abord par un appel téléphonique puis par un déplacement après un moment de silence de l’officier. Mais l’histoire serait incomplète selon Donatien Amoussou qui soutient avoir dîné avec l’ancien DG/ORTB, à la place du Souvenir, à Cotonou. 

Picralima nitida : plante toxique ou pas ? 

La deuxième personne écoutée est le Dr Ghislain Akabassi, spécialiste en conservation de la biodiversité. Il a été entendu comme un sachant pour éclairer la cour au sujet d’un fruit que le principal accusé Codjo Alofa aurait fait ingérer à Pierre Urbain Dangnivo avant de le tuer. 

“Ayokpè” en fon ou Picralima nitida, de son nom scientifique, cette plante est utilisée pour traiter certaines affections. Son fruit serait toxique une fois consommé à forte dose, selon Dr Akabassi. Le spécialiste précise cependant, qu’aucune étude, à sa connaissance, ne permet de dire que ce fruit peut amener un individu, qui l’aurait consommé, à perdre conscience, rapidement.   

Dénégations

Après l’intervention de Dr Ghislain Akabassi, l’accusé Alofa, s’est présenté à la barre pour nier avoir mentionné lors de ses auditions par les enquêteurs, le fruit supposément nocif. L’accusé déclare avoir plutôt parlé de “Sokpakpè”, une autre plante. 

Mais ce n’est qu’un détail au regard de la profession de foi d’Alofa : il n’a pas connu Dangnivo ; il ne l’a pas tué ; il avait avoué son meurtre contre la promesse de 25 millions de FCFA et sa libération. Les débats se poursuivent demain mercredi 9 avril. 

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Stanislas Linkpon
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