Le Bénin vit depuis le 8 janvier 2025, la période pré-électorale en attendant les élections générales de 2026. Cette période de douze mois est encadrée par des dispositions du Code électoral et de la Charte des partis politiques. Mais force est de constater que les acteurs politiques ont des appréciations divergentes du respect desdites dispositions légales.
L’équité du processus électoral est au cœur de la période préélectorale. Au cours de cette période, l’article 54 du Code électoral interdit les pratiques publicitaires à caractère commercial. Le même article interdit les dons, libéralités ou faveurs administratives à des fins de propagande. L’article 55 du code étend ces restrictions à l’utilisation des biens et moyens de l’État, des personnes morales publiques, des institutions ou organismes publics. Par ailleurs, toute forme de campagne électorale anticipée est proscrite, conformément aux dispositions du Code électoral.
Toutefois, l’article 9 de la Charte des partis politiques autorise les partis à continuer d’animer la vie publique et d’informer les citoyens, dans les limites permises par le Code électoral.
Interprétations divergentes
La façon de gérer la période préélectorale ne fait pas l’unanimité au sein des acteurs politiques. Certains estiment que les restrictions n’entravent pas l’animation de la vie politique. Ceux-ci soulignent l’importance du dialogue permanent avec les populations. D’autres insistent sur la nécessité de garantir l’égalité des chances entre les candidats et d’assurer une information claire et équitable aux électeurs.
Julien Coffi Gbaguidi, enseignant-chercheur, met en avant l’importance d’une programmation rigoureuse et d’un dialogue constant avec les citoyens. De l’avis des analystes politiques, les restrictions préélectorales sont essentielles pour préserver l’intégrité du processus électoral et garantir des élections justes et transparentes.
Dossier “Lundi politique” de Radio Bénin à suivre ici…