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Festival « Bolou » : la neuvième édition a fait vibrer Calavi

Les filles et fils Idàáshà de Cotonou, Calavi et environs ont célébré le bolou ce dimanche 2 février 2025 à Abomey-Calavi.

Les filles et fils Idàáshà de Cotonou, Calavi et environs ont célébré la culture ce dimanche 2 février 2025 à Abomey-Calavi. C’était à l’occasion de la neuvième édition du festival identitaire “Bolou”.

Pour cette neuvième édition, les participants se sont retrouvés sur le terrain de sport de la mairie d’Abomey-Calavi. Ils ont dansé au rythme du bolou et dégusté des mets locaux à savoir : tchounbo, ikara èkpa, ikara èwá, olèlè et l’igname pilé.  

Venus nombreux de partout, les uns dans leurs plus belles parures, les autres décontractés, les festivaliers ont fait du dimanche 2 février 2025 une fête inoubliable. Dans la ferveur et avec une fierté qui se lisait sur les visages, le festival a permis aux personnes n’ayant pas l’occasion de rentrer régulièrement au village de se ressourcer. “J’éprouve une grande joie d’être ici car celui qui a perdu sa culture, a tout perdu’’, nous a confié Grégoire, présent à la fête.

C’est également un espace d’éducation et de transmission de valeur culturelle aux enfants. Angélique constate que “les enfants, lorsqu’ils naissent à Cotonou, se déconnectent parfois de leur culture’’. Pour Angélique, le Festival Bolou permet de montrer à ces enfants ce qui est propre à leur identité.

 Aux origines du bolou

L’appellation originelle du rythme est “Obi”. Avec le temps, la dénomination bolou s’est répandue en raison du son du tam-tam principal selon Loth Okry Akpo, ingénieur agronome et promoteur du Festival Bolou. Bolou a une particularité. C’est un rythme populaire, identitaire qui n’a pas un artiste principal. Tout le monde peut donc entonner des chansons et danser à la fois, explique le promoteur.

L’autre particularité du rythme bolou est que le batteur principal des tam-tams couchés à même le sol, reste courbé pour jouer à l’instrument. Les autres batteurs, sept au total, sont au milieu d’un cercle formé par les danseurs. Ce cercle fait la rotation dans le sens contraire à l’aiguille d’une montre.

Le pas de danse est authentique. “Un pas en avant et trois en arrière côté gauche et un pas en avant et trois en arrière côté droit’’. C’est ainsi que le cercle fait la ronde sur place s’élargissant au fur et à mesure que de nouveaux danseurs s’y intègrent. Dans ce jeu bien amusant, les femmes  font juste deux pas à gauche et deux pas à droite. 

Brassage intergénérationnel   

Les chansons se transmettent d’une génération à une autre. Les femmes spécialistes de la préparation de chaque mets local accompagnent les plus jeunes arrivés sur les lieux. Au plan de la musique, les enfants s’essayent eux-aussi aux instruments et à la danse le tout dans une ambiance conviviale empreinte de gaieté et de chaleur.  

Le promoteur Loth Okry Akpo formule le vœu de voir s’organiser le festival “Bolou” sur des installations propres. Il ambitionne, par ailleurs, de produire un morceau audiovisuel pour mieux communiquer sur les pas authentiques du bolou. La production d’un livre retraçant l’historique du rythme bolou et les différentes éditions du Festival tient également à cœur le promoteur.

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