En vue de “de mettre en valeur l’important potentiel de (son) agriculture”, le Bénin veut réduire sa dépendance aux aléas climatiques. Pour ce faire, le gouvernement va aménager des périmètres hydro-agricoles sur 6.437 hectares.
L’annonce a été faite dans le compte rendu du conseil des ministres du mercredi 22 janvier 2025. Selon l’exécutif, une telle démarche vise à “exploiter au mieux les réservoirs hydro-agricoles naturels qu’offrent les fleuves et vallées, les autres cours d’eau et leurs affluents de même que les vastes domaines inondables”.
A terme, le gouvernement entend privilégier la culture par l’irrigation pour le développement et la promotion des filières phares comme le riz et les produits maraîchers. Pour l’heure, le projet est encore à l’étape de réalisation des études techniques, socio-économiques, financières et environnementales.
Le gouvernement détaille que ces études portent “d’une part sur une superficie nette de 6.437 hectares dont 2.937 disponibles dans les communes de Malanville et de Matéri ; et d’autre part sur 3.500 hectares répartis dans les communes de Kpomassè, Ouinhi, Sèmè-Podji et Bonou”.
Les périmètres hydro-agricoles permettent une gestion optimisée de l’eau pour garantir une irrigation régulière et efficace des terres agricoles. Leur rôle est essentiel surtout dans les régions où les ressources en eau sont limitées ou irrégulières.
Le gouvernement a chargé le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche aux fins de veiller à la conclusion des contrats avec les prestataires retenus. La Société béninoise des aménagements agricoles, quant à elle, est chargée de veiller à la bonne exécution des missions.