Le gouvernement béninois a pris des mesures suite à l’attaque sanglante du 8 janvier 2025, ayant coûté la vie à une trentaine de militaires. Ce 15 janvier, le porte-parole du Gouvernement a détaillé les actions entreprises depuis ce drame.
Le 8 janvier 2025, le Bénin a enregistré sa plus lourde perte dans la lutte contre le terrorisme au nord du pays, dans la zone appelée le Point Triple, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Une attaque contre une position de l’armée a coûté la vie à une trentaine de militaires.
Soutien aux familles endeuillées
Lors du point de presse après le conseil des ministres, le porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a réitéré les condoléances du Gouvernement « aux familles éplorées et à la nation tout entière ». Il a précisé que le ministre de la Défense avait adressé un courrier officiel à chaque famille endeuillée pour présenter les condoléances et préciser les mesures d’accompagnement prévues.
Ces mesures, conformément à la loi, garantissent la prise en charge des conjoints et des enfants mineurs des militaires tombés au combat. Jusqu’à l’âge de 21 ans, les enfants bénéficieront d’un soutien matériel, financier et moral, avec des subventions d’entretien, d’études et une assurance médicale gratuite.
« Nous avons commencé à tirer les enseignements »
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, une analyse de la situation est en cours au sein de la hiérarchie militaire. « Nous avons commencé à tirer les enseignements », a-t-il déclaré.
Selon ses explications, le Bénin se défend seul dans la zone attaquée qui est un point frontalier avec le Niger et le Burkina Faso. Et d’ajouter : « S’il ne tenait qu’au Bénin nous serions dans une stratégie concertée ».