La troisième édition des rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques du Bénin s’est ouverte ce jeudi 11 septembre à Nikki. Plus de 500 personnes sont réunies à ce carrefour d’échanges autour de la promotion du leadership féminin.
Dès les premières heures de la matinée de ce jeudi, l’ambiance autour de la salle de conférence se distinguait des journées ordinaires. Seules ou en délégation, les participantes, leaders politiques, députés, autorités locales, représentants d’institutions partenaires ont répondu à l’invitation de la Vice-présidente de la République. Tous ces acteurs sont animés par un même objectif : assurer une meilleure représentativité des femmes dans les instances de prise de décision et surtout lors des élections communales et législatives de janvier 2026. L’arrivée dans la salle de conférence, de la ministre du Numérique, suivie de celle de la Vice-présidente, a marqué le lancement officiel des travaux, organisés en marge de la Gaani de la Gnon Kogui.
Dans son allocution d’ouverture, la Vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé Yérima a attiré l’attention des participants sur l’importance accordée à la Gnon Kogui à Nikki et qui n’est pas systématique dans l’espace l’espace décisionnel béninois.
“Je vous exhorte à utiliser de meilleures stratégies pour inverser cette tendance. Nous devons privilégier le dialogue et les négociations aux confrontations”, a-t-elle déclaré, illustrant ses propos par deux exemples historiques : “l’influence de la Gnon Kogui fut acquise grâce à la négociation, et Tassi Hangbê, qui a dû s’imposer par la force face à l’hostilité des hommes de son époque”.
De son côté, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, a partagé avec l’assemblée deux leviers concrets de leadership féminin : l’autorité et la résilience féminines. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, “q’il soit tourné vers soi ou exercé au niveau collectif, qu’il soit traditionnel ou moderne, le leadership féminin est vital pour l’avenir de notre société”.
Des partenaires engagés
Les rencontres intergénérationnelles du leadership féminin sont soutenues par des partenaires engagés aux côtés du Bénin. Ce sont notamment l’Union européenne, l’Institut pour la gouvernance démocratique, Care Bénin-Togo, la Coopération suisse, la Fondation Friedrich Ebert et Julius Berger. Les représentants de ces différentes institutions se sont exprimés pour souligner la nécessité de renforcer la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision. Ils ont renouvelé leur engagement à accompagner le processus.

Des ateliers pour approfondir la réflexion
Après une matinée consacrée au lancement des travaux de ce dialogue intergénérationnel, l’après-midi a été dédiée aux ateliers. La première communication a dressé un état des lieux chiffré de la présence des femmes dans les instances électives. La seconde communication a porté sur le rôle du Caucus des femmes parlementaires, en présentant un bilan de ses actions ainsi que les perspectives pour renforcer son impact.