A en croire les journaux ce 21 août 2025, les députés se sont récemment penchés sur les modalités de parrainage à la Présidentielle de 2026. Sur un autre plan, l’État béninois inaugure une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’état civil. Par ailleurs, une fraude a été déjouée au Centre national de sécurité routière, soulignant les efforts pour renforcer la transparence et la sécurité.
Revue de presse du 21 août 2025 sur Radio Bénin, présentée par Christian Gandjo
Après les maires, ce sont les députés qui s’imprègnent, à leur tour, des modalités du parrainage pour la Présidentielle de 2026. Selon Fraternité, les parlementaires ont assisté hier à une séance de travail avec des responsables de la Commission électorale. Le Directeur général des élections a expliqué les conditions de mise en œuvre du parrainage et la procédure de délivrance des formulaires. Selon Boucary Abou Soule Adam, le parrainage constitue désormais une pièce obligatoire du dossier de candidature pour les fonctions de Président ou de Vice-Président de la République. Chaque dossier doit comporter au moins 28 formulaires de parrainage lors de l’enregistrement, et les parrains doivent provenir d’au moins 15 circonscriptions électorales, rapporte Le Pays émergent. Les députés ont profité de cette rencontre pour exprimer leurs préoccupations et proposer des ajustements afin d’améliorer l’organisation du scrutin, selon L’Emblème du jour. La CENA a également rassuré les parlementaires sur les mesures de sécurité et de transparence mises en place, ajoute Fraternité. Une base de données nominatives et personnelles des élus est en cours de création, ainsi qu’une application visant à automatiser la délivrance des formulaires pour chaque parrain.
Modernisation de l’état civil béninois : un guichet unique pour les naissances
Le vent de la modernisation souffle également sur le système d’état civil béninois. La Nation évoque un nouveau cap dans l’identification des personnes, avec le lancement d’un guichet unique pour l’enregistrement des naissances. Désormais, expliquent nos confrères, les parents n’auront plus à se déplacer vers les mairies ; tout se fera directement à l’hôpital où l’enfant voit le jour. Cette innovation, portée par l’ANIP avec l’appui du projet Wuri, a été inaugurée hier au CHU-Mel, rapporte Palabre au quotidien. Neuf autres centres hospitaliers à forte natalité entreront dans la phase pilote dès lundi prochain, pour une durée de six mois, avant une généralisation à l’échelle nationale, précise Le Matinal. Le Bénin innove ainsi pour ses nouveau-nés, se réjouit Gaskiyani Info. Selon l’auteur de l’article, la procédure d’enregistrement des naissances était jusqu’ici lourde, chronophage et coûteuse, ce qui, dans les cas les plus graves, entraînait un non-enregistrement, privant ainsi l’enfant de son existence légale et de l’accès à ses droits les plus fondamentaux.
Fraude au Centre national de sécurité routière : des sanctions prises
Fraternité nous informe que des agents du Centre national de sécurité routière (CNSR) ont été sanctionnés après avoir déjoué une fraude. Lundi dernier, raconte le quotidien, un usager s’est présenté à l’antenne du CNSR pour la visite technique de son véhicule. Lors de l’examen, un technicien a constaté plusieurs défauts majeurs et a accordé un délai de 48 heures pour effectuer les réparations nécessaires. Cependant, au lieu de se conformer à la décision, l’usager a tenté de contourner le système avec l’aide d’un gardien. Celui-ci a frauduleusement retiré la fiche technique mentionnant les défauts du registre officiel, afin de créer la confusion et permettre au propriétaire de présenter son véhicule comme étant exempt de toute anomalie. La supercherie a rapidement été découverte : la fiche falsifiée a été retrouvée dans le véhicule lors d’une fouille minutieuse. Informées, les autorités policières de Lokossa ont immédiatement interpellé l’usager et son complice, qui ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Fraternité commente : “C’est un signal fort”. Le directeur du CNSR a souligné que les pratiques frauduleuses, qu’elles concernent les agents ou les usagers, ne resteront plus impunies. Le Centre entend ainsi restaurer la confiance du public et contribuer durablement à la réduction des accidents sur les routes béninoises.